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Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Sam 30 Aoû 2008 - 2:24

Priorité à Ciarán Bailey

    Il y a des moments, on a qu'une envie, être seul. Repenser à tout ce nous arrive, faire le vide. Tous, nous sommes comme ça, tous sauf peut-être Heaven Hamilton. Elle aurait pu pourtant en être une desquelles ça arrive le plus souvent. Cinq ans de sa mémoire perdu, c’est énorme direz-vous. Sauf pour elle. Cinq ans, c’est rien. Elle a retrouvé ce qu’elle voulait de sa mémoire. Enfin, c’est surtout Narcisse et Logan qui lui ont fabriqué une nouvelle mémoire. Une très différente de la précédente. S’en soucis-t-elle ? Jamais.
    Cependant elle s’isole lorsqu’elle veut décompresser. Et ça arrive souvent lorsqu’elle est énervée. En général elle trouve une salle vide, utilise un sortilège qui fait grandir son piano qu’elle réussit sans peine à compresser pour le ranger dans sa malle sous son lit. L’étui contenant l’instrument se trouvait dans sa poche.
    Aujourd’hui, elle n’avait aucune envie d’aller dans les étages à la recherche d’une salle. Elle opta pour un endroit où elle n’avait jamais joué de piano. Imprégner chaque pièce du château de la mélodie du piano.
    La nuit était tombée, les étoiles illuminaient le ciel, mais pas autant que la lune. Quelle mélodie est plus douce pour une telle nuit que celle d’un piano. La jeune femme faisait claquer ses talons dans les couloirs. Sans retenues, sans se demander si elle ne ferait pas mieux de retourner dans sa salle commune. Les limites, cette chère demoiselle n’en avait pas. Ou tout du moins plus. Oubliées avec ses cinq premières années à Poudlard. Au plus grand bonheur de la septième année. Ses escarpins noirs laissaient derrière eux la voix des portraits protestants. Les portraits de toute façon, ils vous embousent pendant la journée, et continue la nuit. S’ils sont là, ce n’est que pour habiller les murs des couloirs, ils ne servent à rien d’autre. Si, peut-être se défouler, et mettre sa bouse quand on peut.
    Le menton haut, c’était vers la tour Nord qu’elle irait ce soir. Sa chevelure noire se reflétait sous les rayons de la lune.
    Délicatement elle fit glisser ses longs doigts fins sur les pierres de Poudlard. Il n’était pas tard, mais la nuit était déjà là.

    ***


    Découvrez Yann Tiersen!


    Un piano blanc trônait dans un coin de la Tour. La tour étant assez grande, elle s’y était mise près d’une fenêtre, pour que la lune éclaire son visage. Elle portait une longue jupe comme celle des bohémiennes. Un corsage noir entourait ses hanches et sa taille. Une chemise blanche sous son corsage laissant entrevoir sa peau claire. Ses doigts glissaient sur les touches de son piano. Elle venait d’ouvrir son cœur, ses pensées, son âme tout entière. Comme à chaque fois. Le piano était la seule chose qui l’apaisait. Si quelqu’un la voyait et entrait brusquement, la troublait, elle lui en voudrait. Mais ne pourrait pas l’engueuler. Le piano, il jouait sur elle l’effet du calme. Elle n’aimait pas qu’on voit ce côté d’elle. Voilà pourquoi elle ne jouait que le soir. De plus, la nuit était beaucoup plus poétique que le jour. La nuit était douce et mystérieuse. Le jour était frappant et sans secrets. Ses paupières maquillées au noir se fermèrent, laissant la musique envahir son corps.

    Un bruit, inattendu, perturbant la fit faire une fausse note aiguë. Qui osait la déranger. Elle sortit sa baguette, lança un sortilège d’illusion sur le piano qui devint un chaudron. Elle se précipita vers le bruit, tomba nez à nez avec un élève. Elle le reconnut rapidement. Lui était à Serdaigle. Elle voulut sortir un ton arrogant avec lui, mais un ton neutre le remplaça.


    - Ciarán Bailey. Qu’elle est donc la raison de ta présence ici ?

    Elle n’aurait peut-être pas du ouvrir son piano et son cœur ce soir. Non, c’était le mauvais moment pour tomber sur un autre élève. Comme à chaque fois qu’elle joue du piano d’ailleurs…

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Dernière édition par Heaven Hamilton le Jeu 15 Jan 2009 - 19:46, édité 3 fois
Ciarán Bailey
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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Dim 31 Aoû 2008 - 0:41

    C'était une de ces nuits, une de ces nuits ou Morphée avait décidé de lui refuser l'entrée de son monde. Une de ces nuits où chaque souvenir enfui remonte à la surface, noyant l'esprit dans des contradictions éphémères. Une de ces nuits où il n'y a rien à faire sinon garder les yeux ouverts et vider son esprit.Il était allongé dans son lit, fixant inconsciemment un plafond qu'il n'apercevait de toute façon pas. Il n'arrivait pas à fermer les yeux sans qu'un visage s'impose à son esprit. Un visage si semblable au sien, déformé pourtant par l'absence et l'envie de brouiller ses souvenirs malheureux.Il avait secoué inutilement la tête tentant de chasser les souvenirs d'une vie désormais révolue. Il ne la reverrait plus, plus avant Noël, et bien qu'il en ait envie, une partie de lui se refusait à la revoir. Elle mettrait ce calme et cette stabilité chèrement acquise à l'épreuve. Ciarán n'était pas sur de pouvoir résister quinze jours sans retomber dans son vice et être à nouveau entièrement à elle.Il ne le désirait pas, il ne la désirait plus. Il secoua la tête, essayant d'éjecter au plus vite ces pensées désagréables et se redressa.Il aurait pu regarder les étoiles par la fenêtre du dortoir, mais Ciarán n'était pas poète et encore moins un amoureux transi. Il ne connaissait qu'un remède à l'insomnie, marcher, réfléchir et se calmer.Il observa le dortoir, tous étaient endormis ou absents, tant mieux. Il se rhabilla lentement, sans un bruit. Réveiller ses colocataires ne ferait qu'empirer les choses. Il attrapa un pull qu'il enfila avant de sortir tranquillement du dortoir et de la salle commune un peu plus tard.Il se laisse emmener doucement où ses pieds décideraient de le mener. Un couloir, deux couloirs, il finit par ne plus les compter. Le silence et le froid du château avaient raison de sa morosité. Un sourire effleurait de temps en temps ses lèvres.

    La tour nord, il y pénétra sans vraiment y prêter attention. Elle était silencieuse, c'était tout ce qui comptait pour l'instant. Silencieuse, pour un temps du moins, une mélodie s'élevait à présent. Un insomniaque surement, ou un timide. Ciarán tendit l'oreille, il ne reconnaissait pas la mélodie, non pourtant Roy jouait souvent à la maison, mais il n'y avait jamais vraiment pris attention, trop heureux d'embêter son ainé et ses gouts pour l'instrument classique qu'était ce piano noir qui trônait dans la bibliothèque. Il avait pourtant souvent écouté son grand-père en jouer étant enfant, allongé sur le tapis, le visage entre les mains, les yeux rivés sur le visage parcheminé de rides,plongé dans un monde où lui seul avait accès. Le vieil homme avait toujours fasciné l'enfant.
    Un sourire naquit sur les lèvres du jeune serdaigle.Il y avait longtemps que pareil souvenir heureux n'était pas remonté. Les doigts agiles courant sur le clavier blanc,dans une mélodie qu'il se rappelait en cet instant.Assis sur un appui de fenêtre il était certes curieux de connaitre l'interprète de cette mélodie inconnue, mais déranger un musicien, était-ce réellement la meilleure chose à faire? Curieux plus que tout autre chose il se releva et suivit la mélodie qui le mena lentement mais surement vers une salle qu'il avait du un jour voir, mais dont évidemment il ne se souvenait plus. Il avait la mémoire courte pour certaine chose.


    Une salle, un piano une jeune fille. De longs cheveux marrons, peut-être noirs, il ne savait pas trop l'obscurité n'aidait pas à distinguer clairement les traits, bien qu'il fasse assez clair pour reconnaître une jolie jeune fille. Qu'est ce qu'une jeune fille faisait à cette heure indue de la nuit seule dans une tour froide et sombre? Après tout cela ne le regardait pas.Il haussa les épaules près à faire demi tour sans déranger l'artiste, mais dans le noir, il n'avait pas vu ce qui avait du dans le temps être un seau ou un bassin ou tout autre objet incongru et bruyant et il chopa lamentablement dedans, non seulement en se ruinant un orteil, mais en provocant un vacarme épouvantable, ne laissant aucune possibilité pour passer inaperçu. Bravo Bailey tu es un boulet ce soir.


    Heaven - Ciarán Bailey. Qu’elle est donc la raison de ta présence ici ?

    La jeune fille l'avait entendu et même reconnu , la poisse lui qui voulait retourner à sa promenade solitaire et tranquille.


    Et bien Mamzelle, je faisais ma promenade journalière avant de dormir.

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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Lun 1 Sep 2008 - 16:32

    - Ta promenade journalière avant de dormir ? Vraiment ?

    Elle croisa les bras. Loin de son piano elle retrouvait petit à petit sa lucidité. Son autorité commençait donc à refaire surfasse. Elle était cependant encore calme. L’envie de s’énervée ce soir ne lui donnait aucune envie.

    - Tout le monde est en train de dormir …

    Bizarrement, elle ne le croyait pas plus que cela. Il disait peut-être vrai, mais le château entier dormait. La lune brillait au plus fort. On ne se baladait inconsciemment à cette heure là juste parce que c’était la promenade journalière avant de se coucher. Mais elle aussi était debout. Elle aussi ne dormait pas.
    Elle soupira. Sa présence ne la dérangeait pas, sauf qu’elle n’aimait pas qu’on la dérange lorsqu’elle jouait du piano, et qu’il avait fait un vacarme pas possible en trébuchant dans quelque chose. Elle ne voulait pas finir en retenue ce soir. Non, pas ce soir. Les heures passées dans cette salle étaient déjà bien nombreuses. Remarque elle se donnait un malin plaisir de faire en permanence exploser son record de temps passé assise en retenue. Les retenues, c’était devenu sa deuxième prison après le temps qu’elle devait passer à St Mangouste pour savoir si sa mémoire ne défaillait pas. Depuis cet accident, ce foutu jour ou elle avait reçu ce choc sur la tête. C’était presque tous les mois qu’elle devait faire une visite.
    Les infirmières elle les détestait toutes autant que le concierge de l’école. Bref, pas de retenues ce soir. Demain matin à la limite, mais ce soir … non …

    Donc la solution était de ne pas s’énerver, et de ne pas faire trop de bruit. Quoi que, avec le piano … Bof, pas important ça, l’objectif était d’éviter la retenue.
    Mais en même temps, un peu de compagnie était une idée agréable. Un sourire malicieux se dessina sur le visage clair de la belle. Elle posa délicatement son épaule droite contre les pierres du mur.


    - Bon allez, tu me dis ce que tu fais dans les couloirs à cette heure pareil, et je te dis pourquoi je suis ici.

    Aucune raison apparente de se conduire de la sorte. Jamais elle n’aurait dit à quelqu’un qu’elle était venue jouer du piano ici, sauf peut-être à Syrene. Mais là, elle ne se sentait pas fatiguée, et puis elle connaissait très mal le Serdaigle. Elle allait donc en profiter pour faire connaissance. Au moins elle était sûr que personne ne les dérangeraient, tous dormaient.
    Quelque part, le garçon l’intriguait. Elle n’avait pas pour habitude d’être curieuse, mais de voir quelqu’un dans les couloirs pendant la nuit, c’était assez tentant d’en connaître la raison.

    Elle attendait qu’il réponde. L’envie de faire à nouveau glisser ses doigts sur son piano la démangeait. Elle se sentait d’humeur douce ce soir. Elle avait eut un différent en cours pendant la journée. Le prof qui ne tolérait pas qu’elle dorme pendant l’heure, et d’autres élèves, des filles surtout qui faisaient leur crise de jalousie parce qu’elle attirait les garçons. Elle ne connaissait même pas ces filles, et puis même si elle était heureuse d’être une attraction à garçons, elle ne voulait pas changer cela pour autant. Bref, une journée assez agaçante. Ce qui l’énervait le plus était que toutes ces filles viennent l’embêter. Elle n’aimait pas être étouffée par des groupies.
    Mais ce soir, aucune fille ne l’étouffait, elle était détendue et ne voulait pas s’énerver. Juste passer un moment agréable avec Cirian peut-être ? Sauf s’il décidait de s’enfuir et d’aller se coucher. Lui seul pouvait décider. Quoi qu’il en soit, elle rejouerait quelques morceaux sur son piano avant de se coucher.

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Dernière édition par Heaven Hamilton le Jeu 15 Jan 2009 - 19:47, édité 1 fois
Ciarán Bailey
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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Mar 16 Sep 2008 - 21:29

    (Désolé pour le retard, sincèrement j'ai eu plein de truc à faire mais me revoila)

    Il avait très bien compris qu'elle n'était pas dupe,mais de là à lui avouer ce qui le tourmentait, il y avait un monde, quoique.La jeune fille s'était arrêtée de jouer, croisant fièrement les bras,dommage lui qui avait voulu sortir tranquille peinard il s'était fait remarquer comme un bleu, enfin façon de parler hein.Dommage pour lui il allait devoir trouver une excuse plausible à sa présence ici, un peu plus plausible que la balade nocturne quotidienne. Il sentait son pied, douloureux au possible surtout cet idiot de petit orteil qu'il prenait dans tout ce qui trainait au moins trois fois par semaine. Un regard vers ledit petit orteil, rien a signaler de grave à première vue. Lors de ses promenades nocturnes il avait pris l'habitude de le faire pied nu, aucun bruit, difficile de le repérer et par la même occasion de le coller. Ciarán détestait être collé et perdre du temps vissé sur une chaise à remplir des pages et des pages de parchemin sur un sujet dont il n'avait somme toute rien à faire. C'était la grande mode à Poudlard cette année en matière de punition, on gratte on gratte on gratte. Parchemins gaspillés à part ça il n'y voyait aucun avantage. Mais on ne discute pas les consignes des profs, sauf si l'on aime particulièrement la salle de retenue. C'est vrai qu'elle est bien chaude cette salle, c'est son seul avantage. Il y penserait en hiver quand les couloirs seraient froids. Là encore il s'égarait dans ses considérations solitaires sans prendre attention à la jeune fille qui se trouvait non loin de lui. Pas un mot, pas un geste, elle semblait figée. Un instant il se prit à s'imaginer à tapoter son épaule pour voir si la vie l'habitait toujours mais bon,il était un peu plus sérieux que ça, quoique.

    Heaven: - Bon allez, tu me dis ce que tu fais dans les couloirs à cette heure pareil, et je te dis pourquoi je suis ici.

    Tentant, tentant, Ciarán était curieux. Sous ses airs impassibles il aimait bien écouter les potions, rumeurs, secrets qu'il gardait bien pour lui seul, riant des quiproquos parfois occasionnés. Il ne répandait pas de rumeur mais ne le démentait pas non plus. Enfin tout cela pour dire que Ciarán est un curieux qui ne s'ignore pas, alors savoir ce que faisait une jolie demoiselle de Serpentard si loin de ses cachots et en pleine nuit, oui c'était tentant. En même temps il n'avait aucune excuse plausible à lui fournir, aucun mensonge prêt à l'emploi et il n'avait pas spécialement envie de déballer son absence de vie amoureuse avec une certaine brune. Pas qu'il soit gêné, disons que c'était privé et secret. Et que s'il parlait à une fille demain tout Poudlard serait au courant. Oui il l'affirme haut et fort, aucune fille de Poudlard ne sait garder un secret! Donc, il allait devoir rapidement réfléchir à quelques paroles à donner sans trop se révéler.

    Ciarán : Hum disons que

    Disons quoi, qu'il ne pouvait pas dormir parcequ'il se rendait compte qu'il avait été un crétin fini pendant des années sous l'emprise d'une fille sans coeur et sans aucun amour pour lui? Nan ca tire sur le pathétique et le dramatique à la limite du je verse une petite larme. Trop larmoyant et féminin et pathétique.


    Ciarán : Disons que parfois certains souvenirs reviennent quand ils ne doivent pas, particulièrement lorsque tu as besoin de dormir.

    Voila pas trop ni trop peu, suffisament pour donner une raison plausible, sans trop dévoiler de lui.

    Ciarán : Alors dis moi que fait une jolie demoiselle de serpentard si loin de ses cachots à cette heure


    Curiosité quand tu nous tiens.... Incurable réellement.

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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Dim 2 Nov 2008 - 1:40

    - Hum disons que

    Un soupir serait sortit de ses lèvres si elle n’avait pas joué du piano. Sauf que ses doigts venaient de glisser sur les touches blanches et froides de son piano. Elle se contenta de regarder fixement Ciarán dans les yeux. Son regard brillait avec les reflets de la lune. Il paraissait également doux, extrêmement doux comparé à l’ordinaire.

    - Disons que parfois certains souvenirs reviennent quand ils ne doivent pas, particulièrement lorsque tu as besoin de dormir.


    Les souvenirs … Heaven comprenait à la fois très bien mais ne comprenait pas totalement non plus. Elle savait ce que c’était que des souvenirs qui sortent comme ça. Sauf qu’elle se doutait que pour elle ça avait été un peu plus fort que ce que le Serdaigle avait pu voir. Ses souvenirs lorsqu’ils revenaient c’était par fragments, en saccadés. Durant les deux mois après sa chute elle n’avait pas dormit beaucoup. Ses journées et ses nuits étaient rythmés à des souvenirs. Son esprit travaillait en permanence, son cerveau essayait de se reconstruire. Sauf qu’Heaven aurait préféré se souvenir de son premier petit ami, de sa première dispute avec un ami, son premier baiser, la première fois qu’elle serrait un ami dans ses bras, … Tout ça elle ne savait pas si elle l’avait fait. Où même si on le lui avait dit, elle n’avait pas d’image fixe en tête pour visualiser la scène. Elle ressentit comme un vide en elle, comme si quelque chose lui manquait toujours. Narcisse et Logan lui avait pourtant rappelé plein de souvenirs, Justin également, et les autres aussi avaient ramenés des souvenirs, comme Seth ou Layana. Mais elle n’avait que des paroles, aucune image n’arrivaient à se mettre dans sa tête…

    - Alors dis moi que fait une jolie demoiselle de Serpentard si loin de ses cachots à cette heure ?

    Elle ferma fort les yeux un instant. Elle n’aimait pas repenser à ça. C’était sa faiblesse, ce qui pouvait la rendre nostalgique et douce. En repensant à ça elle était vulnérable, ce qu’elle ne suportait pas. Elle rouvrit les yeux et passa sa main droite dans ses cheveux pour remettre quelques mèches en arrière.

    - Je … décompressais …

    Pas très explicite, mais vrai. Ses yeux étaient toujours sur le visage de Ciarán. Il avait un beau visage. Elle se souvenait de l’avoir croisé dans les couloirs depuis son amnésie, mais pas de lui avoir parlé. Il avait la douceur sur son visage. Sans savoir pourquoi, elle su qu’elle n’allait pas avoir à s’énerver ou être cruelle avec lui ce soir. Et puis apparemment l’un comme l’autre était curieux de celui qui était en face de lui.
    Heaven décroisa ses bras et se redirigea vers son piano qui avait encore la forme d’un chaudron. Sa baguette dans la main droite, elle fit un petit geste vers le haut, le chaudron reprit la forme du piano. Heaven détestait la métamorphose mais lorsqu’il y avait des sortilèges qui pouvaient lui servir elle les connaissait sur le bout des doigts. Elle s’assit de nouveau devant son instrument. Son visage reflétait le calme. Elle avait presque une expression de douceur sur le visage. Ce soir, Heaven n’avait aucunement envie de s’énerver ou de se battre. Elle voulait se relaxer. Ciarán était là, ça changerait de toutes ces fois où elle jouait du piano, seule. Remarque de temps à autres elle accompagnait Nina Nox, qui chantait, avec son piano. Elle posa délicatement ses doigts sur les touches de droites, fit deux, trois notes, puis tourna son visage vers Ciarán.


    - Pour être plus précise je jouais du piano pour décompresser. Tu a sans doute du m’entendre d’ailleurs … Tu fais d’un instrument de musique ?

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Dernière édition par Heaven Hamilton le Jeu 15 Jan 2009 - 19:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Mar 2 Déc 2008 - 22:40

    Heaven - Je … décompressais …

    Un simple je décompressai, une sorte d'aveu caché d'une détresse à peine perceptible d'ordinaire et pourtant si présente dans la musique de la jeune fille. Cycy ne se targait pas d'être un fin psychologue mais il aurait fallu être sans coeur pour ne pas ressentir un peu de nostalgie et de douleur dans la musique qu'il avait eu l'occasion d'entendre à l'insu de la jeune fille.

    Heaven - Pour être plus précise je jouais du piano pour décompresser. Tu a sans doute du m’entendre d’ailleurs … Tu fais d’un instrument de musique ?


    Non il ne faisait qu'effleurer cette guitare qu'on lui avait offerte quelques années plus tôt sans s'être jamais penché sur l'apprentissage de cet art. Non il ne pensait pas être assez artiste pour ca, trop terre à terre par moment et un peu trop rêveur à d'autre, il ne se tenait pas souvent à une nouvelle activité, seules certaines habitudes persistaient encore. Peut-être que cela aurait été un dérivatif efficace, mais la perpesctive de devoir encore apprendre ne l'enchantait guère, le petit cycy avait d'autres choses plus réjouissantes en tête pour le moment.


    Non je massacre de temps en temps les cordes d'une guitare mais je ne pense pas qu'on puisse appeler cela de la musique. J'ai beaucoup de patience dans les relations humaines mais étonnement dans ce genre d'apprentissage j'envoie tout valser rapidement.


    Pour une fois qu'il rencontrait une personne disposée à ne pas lui poser trop de questions personnelles sur sa jumelle, sur son retour seul ou sur tout autre information personnelle et intime il se relâchait un peu. Il s'assit sur le rebord d'une fenêtre, rebord évidemment en pierre, comme tout à poudlard, et froid, froid qu'il pouvait ressentir même à travers du pantalon qu'il portait. Bien sur qu'il ne portait pas son pyjama, quelle question. Il balança les jambes d'avant en arrière comme un enfant, attendant la prochaine question ou la réaction de la jeune fille qui ne vint pas immédiatement.


    Je t'ai entendu jouer,et à moins que mes oreilles ne m'abusent, tu sembles être dans le même état de confusion que moi.

    Le jeune homme fronça les sourcils un instant, peut-être avait-il été trop indiscret par sa question déguisée. La serpentarde n'apprécierait pas forcément l'allusion, ils appréciaient rarement qu'on se mêle de leurs affaires, et au fond ils avaient bien raison, mais cycy était curieux, du moins un peu ce soir, il fallait bien discuter maintenant qu'ils étaient tous les deux dans cette salle froide et silencieuse, trop silencieuse, un silence qui mettait mal à l'aise entre deux personnes qui ne se connaissent pas très bien et qui ne savent pas vraiment comment entamer la conversation.


    Mais j'ai bien aimé ce que tu jouais

    Oui un compliment, voila bien cycy tu te rattrapes bien, finalement tu n'es pas si nul que ça en relation humaines quand tu veux ( mais heu sbaff-aieuh). Le jeune homme ne savait pas vraiment quoi dire d'autre, il avait toujours cette impression de déranger dans pareille situation et il se doutait bien que la jeune fille n'était pas ravie de le voir là maintenant. Mais bon il y était il fallait bien faire avec non?

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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis Jeu 15 Jan 2009 - 20:40

    - Je t'ai entendu jouer, et à moins que mes oreilles ne m'abusent, tu sembles être dans le même état de confusion que moi.

    Ses doigts glissaient sur les touches sans les appuyer. Elle ne le regardait pas. Pas jusqu’au moment où il parla de son état d’esprit. Enfin de l’état qu’il supposait qu’elle était. Elle arrêta sa main sur une touche qui donnait une note aigüe. La tête baissée, son regard s’assombrit, elle fronça les sourcils. Il lui manquait certes une partie de sa mémoire, mais elle n’aimait pas que n’importe qui lui en parle. Elle ne tolérait que quelques personnes à en parler. Et ces personnes lui étaient suffisamment proches. Heaven n’était pas une demoiselle du genre à se confier à la première personne venue, elle avait un instinct de conservation assez fort. Depuis cette accident, cette chute, un bouclier s’était formé autour de la jeune femme, ne laissant ressortir en entrer que peu de sentiments. Elle refusait de trop s’éparpiller, de trop parler avec tout le monde. Et c’est par cela qu’elle était devenue ce qu’elle était aujourd’hui : une femme manipulatrice, qui vie en fonction de ses désirs, une femme populaire au sein du château, une reine de Poudlard. Et ce trône, elle n’était pas prête de le quitter. Lorsqu’elle entendit donc les paroles du Ciarán, elle regretta aussitôt de lui avoir parlé, de lui avoir montré son piano, de ne pas l’avoir réduit en bouse depuis le début. Une bouffée d’inspiration gonfla ses poumons et sa poitrine se souleva. L’effet calmant du piano agissait encore, mais son instinct de protection dominait encore plus.
    C’était pourtant stupide qu’elle réagisse de la sorte, mais elle ne supportait pas qu’on la compare à une autre personne si elle n’était pas digne d’elle. Et à ce moment là, elle n’estimait pas assez le Serdaigle pour qu’il soit digne d’elle. Une reine a toujours ses préjugés de toute façon …

    Le silence s’imposa entre eux. Un silence lourd et pesant, mais qui ne déplaisait pas à la demoiselle. Elle réfléchissait à la manière dont elle allait pouvoir agir avec lui, car il avait attisé sa colère. Elle releva lentement sa tête qui était restée baissé jusqu’à présent. Ses cheveux couvraient ses joues, mais pas son regard brun. Il brisa le silence pendant qu’elle reposa son regard sur lui.


    - Mais j'ai bien aimé ce que tu jouais

    Il avait peut-être aimé, mais il l’avait comparé à lui. Elle hésitait. Il n’avait pas une tête dont on voulait blesser l’âme. Son visage était trop aimable pour cela. Mais plus les secondes s’écoulèrent, moins elle avait l’envie de passer plus de temps ici. Elle n’avait plus envie de jouer du piano, encore moins pour lui. Elle ne lui répondit pas pour autant, elle se contenta de l’observer en profondeur, de le détailler du regard, sans mot, sans expression sur son visage, même si intérieurement elle commençait à en avoir marre. Heaven était bonne comédienne, et le mensonge l’habitait entièrement depuis le temps.
    Elle se leva, en posant ses mains sur le bord de son piano. Elle ignorait s’il avait sursauté ou non, mais il n’était certainement pas resté de marbre à ce mouvement qui venait briser le silence qu’avait décidé de garder la Serpentard. D’un coup de baguette elle rétrécit le piano qu’elle rangea délicatement. Toujours sans mots.
    Au bout de quelques secondes qui n’en finissaient pas, elle reposa son regard sur le jeune homme. Son regard brun exprimait non pas la colère, mais la frustration. Une dizaine de secondes s’évanouirent, puis le son de sa voix traversa ses lèvres vermeilles.


    - J’aurais peut-être du t’expulser dès le début de cette endroit tout comptes faits. Tu ne sais pas dans quel état je suis, tu ne me connais pas, alors au lieu de balancer des jugements sans preuves la prochaine fois ne dis rien. C’est dommage car au début je n’avais rien contre toi. La prochaine fois où tu t’aventureras dans les couloirs la nuit et que tu entendras ma musique, si tu désires venir, abstiens-toi de réflexions dans ce genre, car je ne serai pas aussi tendre.

    Elle fit quelques pas vers la porte, avant de s’arrêter. Sans se retourner, elle porta sa voix jusqu’à Ciarán.

    - Ravie que tu ais aimé ma musique.

    Elle sortit de la pièce, le laissant seule. Elle n’avait pas envie de retourner dans son dortoir. Elle sortit donc, faire une balade sous le clair de lune, ne craignant pas le moindre du monde de croiser des loups garous ou d’autres créatures peu rassurante de la nuit. De toute façon, elle avançait toujours tête baissé, sans jamais se soucier des créatures magiques. Comme si elle se sentait assez forte pour les affronter si elle se retrouver face à l’une d’entre elles.
    Peut-être recroiserait-elle Ciarán à un autre soir. Elle y songea, mais ce soir, son instinct de conservation l’avait emporté sur son envie de décompresser.




FIN


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MessageSujet: Re: Dis-moi qui tu es, et je te dirai qui je suis

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