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You Fall Away From Your Past, But It’s Following You Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Travis A. Cohen
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Amour : Pour le moment les choses sont compliquées

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Orientation Sexuelle: Homosexuel
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MessageSujet: You Fall Away From Your Past, But It’s Following You Ven 22 Mai 2009 - 19:45

{ Priorité à Jules E. Cohen }

    « Moi je me suis suicidé en état de légitime défense. »
    { Jean Giono }

    Qui était Fenrir ? Que voulait dire l’homme encapuchonné en parlant d’en « prendre un ou deux » ? Travis était agacé, déboussolé. Plus les réponses semblaient proches, plus les questions se multipliaient. Sans doute finirait-il par perdre la raison, sombrer dans la folie. Il était préférable d’abandonner, ne plus chercher à comprendre ce qui lui arrivait. Oui mais dans ce cas, qui pourrait venger son frère ? Qui pourrait aider toutes ses victimes ? Qui pourrait expliquer le désordre régnant dans le château ? Qui pourrait comprendre ce qui était arrivé à Keiko, cette Poufsouffle retrouvée morte dans les toilettes ? C’était évident, il ne pouvait abandonner. Cela faisait quelques heures qu’on l’avait appelé Fenrir, qu’il était partit se coucher, et qu’il avait été victime d’une nouvelle insomnie. La bibliothèque ne tarderait pas à ouvrir. L’élève de Serdaigle se leva donc sans bruit, laissant dormir paisiblement ses amis. D’un pas léger il se dirigea vers les douches, se lava, s’essuya, s’habilla, se coiffa… Après cette soirée agitée, il devait bien faire tout cela pour être présentable. Une fois satisfait du résultat, il partit en direction de sa seconde maison, là où reposent les livres. Il devait savoir qui était Fenrir, il fallait comprendre, c’était son seul but. Il ouvrit la double porte à la volée. La large pièce était vide, seule la vielle dame qui gardait les ouvrages était là. Il se mit à marcher lentement dans le dédale d’étagères. Après plusieurs tentatives ratées, il trouva un livre racontant l’histoire de Harry Potter et tout ses exploits héroïques. Il n’était même pas sûr que cette époque ait réellement existé, après tout, pourquoi ne s’agirait-il pas d’une histoire que l’on raconte aux enfants et qui a prit une grande ampleur ? Cependant, après avoir feuilleté quelques pages au ventre du livre, il tomba sur ce qu’il cherchait. Fenrir Greyback avait été le lycanthrope le plus féroce qui n’eut jamais existé. Il y avait de quoi faire le rapprochement. Et même s’il était mort rien ne pouvait l’empêcher de revenir, Voldemort l’avait bien fait lui. Mais, dans ce cas, celui qui lui avait donné l’ordre de partir devait être le Lord Noir, et les autres, sans doutes les mangemorts. Tout correspondait parfaitement, leurs tenues, le cercle où ils se positionnaient…

    Travis perdit le contrôle de lui-même, il jeta le grimoire au sol, partit dans le couloir en furie. Se rendant au bureau du directeur à toute allure, il réalisa soudain qu’il ne fallait pas, qu’il ne pouvait pas. Il stoppa net. S’il disait à quiconque ce qu’il avait découvert, on le prendrait pour un fou, il irait à St Mangouste. Ou bien Azkaban, car il serait contraint d’avouer les crimes que son corps avait commit. Et puis, pire encore, il ne savait pas à qui parler. Ils étaient huit personnes concernées, mais si justement, il parlait à l’une d’elle, que lui arriverait-il ? Sans doute pire que la mort. Dans ce cas, plutôt que d’être courageux, mieux valait être lâche. C’était une solution plus simple, plus sécurisée pour lui, et il s’empêcherait de commettre d’autres crimes. Jamais il n’avait pensé faire cela un jour dans sa vie. Pourtant, le préfet changera de direction, partit vers la tour nord. Il ne croisa personne, le château était aussi désert qu’il l’aurait été pendant les vacances. Il n’y avait pas âme qui vive, seulement lui et son cœur mourant. Il montant les escaliers, sautant les marches à la volée. En quelques enjambées il se trouvait dans la plus haute tour de Poudlard. Et voilà, il y était, c’était la fin. Il allait s’empêcher de commettre plus de crimes, il allait mettre fin à ses jours. Pas un adieu, pas un au revoir. Pas même une pensée en tête. Il avança d’un pas lent et lourd, s’assit sur le bord de la fenêtre, les jambes à l’extérieur. La brise fraîche du matin lui caressait le visage. Le soleil, sortit de son sommeil superficiel quelques instant plus tôt, répandant une lumière rosée et douce à l’aspect mélodramatique. Il posa ses mains sur la paroi de pierres froides, prêt à s’élancer dans le vide. Il ne réfléchissait plus, préférant garder les regrets pour la chute, quand il sera trop tard pour faire demi tour. Soudain sur le point de s’élancer dans le vide.

    Il faiblit ! Je ressens, je vois, je comprends. Je force, il ne doit pas faire cela, il ne doit pas mourir. Qu’arriverait-il au loup si son hôte venait à mourir ? Retournerais-je entre les morts, resterais-je coincé dans cette prison sans frontière, où il n’y a ni sentiments, ni sensations ? Changerais-je de corps indéfiniment jusqu’à ce que l’on me renvoi de là où je viens ? Une chose est sûre, le Lord m’en voudrait, ne me le pardonnerait pas. Je ne veux pas souffrir, j’ai peur de l’inconnu, toujours peur. Ne saute pas ! La rage s’empare de moi, je prends le contrôle, je maîtrise ses bras, ses jambes, son corps ! Je bascule en arrière, le fait tomber sur le dos et lui redonne le contrôle lentement. Lorsque nous avons le contrôle en même temps, je pense de toutes mes forces « ne refais plus jamais cela ou tu le regretteras… » Puis j’abandonne, et le laisse tranquille.

    Travis se réveillât, et une nouvelle fois, des questions s’imposèrent à lui. Suis-je mort ? Ais-je vraiment sauté ? C’était quoi cette voix ? Puis les idées s’éclaircirent, tout comme la douleur lancinant qu’il sentait dans son dos. Fenrir l’avait empêché de sauter, et n’avait fait que cela. Pas de meurtres, pas de carnage dans les couloirs… Il n’avait fait que le protéger, et le menacer. En tout cas, à présent il n’avait plus peur de ce que Fenrir pouvait faire faire à son corps, il avait peur de ce qu’il pouvait lui faire à lui ! Il n’était même plus en sécurité dans sa propre peau ! Il n’avait même plus la possibilité de se suicider s’il lui en prenait l’envie ! Mais soudain, une voix l’arrêta dans ses pensées. C’était son frère, Jules. Il le voyait à l’envers, toujours allongé au sol et ne pouvant bouger.


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      «I was the killer
      «So now I'm Tristan
      «The other brother
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Dernière édition par Travis A. Cohen le Sam 23 Mai 2009 - 15:28, édité 1 fois
Jules E. Cohen
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MessageSujet: Re: You Fall Away From Your Past, But It’s Following You Ven 22 Mai 2009 - 23:09

    Jules n’avait pas le courage, la veille, de finir un devoir d’histoire ; c’est pourquoi il se coucha (pour une fois !) plus tôt et ainsi se réveilla tôt en ce début de matinée. Il se leva à moitié endormi, prit ses vêtements, se dirigea vers les douches, se doucha en prenant le temps d’en sortir bien réveillé. La bibliothèque devrait être ouverte à cette heure matinale : il avait du temps, du moins jusqu’à son premier cours. Le début de son devoir d’histoire était dans le dortoir ; il fallait qu’il retourne le chercher sans réveiller les autres. Tâche qui s’annonça plus difficile que prévue : Jules connaissait le dortoir par cœur, et savait où se trouvait chacune de ses affaires. Il remonta, ouvrit la porte, en essayant de ne pas la faire grincer, se dirigea tout doucement vers son lit. Normalement, le devoir était à droite du lit. Jules s’en rapprocha, et sans le vouloir, commis une énorme gaffe. Un cri aigu retentit dans le dortoir alors que Jules n’était qu’à quelques mètres de son devoir, il aurait pu l’atteindre dans la plus grande discrétion ; c’était sans compter Killer, son chat, sur lequel il venait de marcher en omettant son endroit fétiche où il se reposait. Les lumières et les grognements de ses camarades se firent plus nombreux, et Jules se répandit en excuse devant son chat comme devant ses camarades. Killer en proie à la panique, sauta dans tous les sens, griffant quiconque se trouvait sur son passage, et Jules eut le plus grand mal du mode à le maîtriser. Ce chat devenait un peu nerveux lorsqu’on ne faisait que lui marcher dessus…Tous aidèrent Jules à contrôler la bête, et à le calmer pour qu’il arrête de bondir. Cette peine prit au minimum cinq minutes ; les camarades n’eurent aucun mal à se rendormir, mais Killer qui avait souffert, prit ses pattes à son cou et s’en alla dans la salle commune. Jules prit son devoir en dépit des plaintes des autres, aussi rouge qu’une tomate, mais fier de lui car n’aurait jamais osé un autre jour les réveiller sans leur autorisation. Le rêve de Jules…Merci Killer ! Au moins, c’était une chose de faite, et il n’aura pas à la regretter. Il redescendit, le silence était revenu dans les dortoirs, et il dominait à présent la salle commune. Toute la salle commune, à un détail près : la statue venait tout juste de refermer le passage, signalant qu’un serdaigle venait lui aussi de sortir de bonne heure. Qu’importe, il lui fallait à la bibliothèque… Il emmena son chat, qui eut du mal à se décider, pour qu’il l’accompagne dans la bibliothèque et à travers les dédales de couloirs. Jules poussa la statue, cherchant s’il n’oubliait rien. Sa plume ! Il avait oublié sa plume ! Quelle mémoire il avait, elle lui faisait presque peur des fois ! Jules n’eut pas le choix : il laissa Killer dans la salle commune, et une fois de plus, il se dirigea vers le dortoir, entra à nouveau silencieusement et chercha cette fois à tâtons sa plume. Le désordre qu’avait répandu Killer s’en faisait ressentir : par la lumière d’un faible clair de lune, Jules vit des parchemins jonchant le sol, des encriers renversés ça et là, et sa couette à l’opposé du dortoir avait subi des coups de griffes du chat. Un bref « reparo ! » et sa couette fut comme neuve. Avec tout ce capharnaüm, Jules avait énormément de mal à dénicher une plume lui appartenant : peut-être sous les tas de parchemins, ou sur le lit. Il chercha, rangea doucement pour ne pas se faire entendre de ceux qui dormaient, souleva ce qui traînait, poussa ce qui le gênait, pour enfin se rappeler que la veille il avait laissé dans un coin de la salle commune son tas de plumes. Sa mémoire lui faisait défaut de plus en plus souvent, pauvre Jules ! Pourvu que le choixpeau ait trouvé d’autres qualités qui appartenaient à sa maison, parce qu’il devenait tête-en-l’air malgré lui, et commençait à perdre les caractéristiques qui faisaient de lui un Serdaigle. Jamais Travis n’aurait eu une telle perte de mémoire, il pouvait lui être fier de sa mémoire. Jamais Tristan n’aurait commis l’imprudence d’oublier où il avait mis ce qui lui serait utile pour plus tard… Sauf sa vie. Il savait où elle était, elle l’accompagnait toujours, sauf ce soir-là où il la perdit à cause de… de quoi ? De loups-garous ? D’araignées ? D’une autre créature qui effrayait les autres bêtes de la forêt interdite ? Jules n’en savait trop rien : Travis devait savoir quelque chose, mais refusait catégoriquement de lui dévoiler ce qu’il savait. Ce secret énervait Jules, il ne pouvait pas ignorer la vérité jusqu’à la fin de sa vie, et Travis se montrait toujours aussi renfermé.

    Jules ne s’en était pas rendu compte, mais il était déjà sorti du dortoir, avait été chercher ses plumes cachées il ne savait pourquoi sous un fauteuil de la salle commune, avait pris Killer sur son épaule au passage, et était sorti en passant devant la gargouille. Il commençait à marcher en direction de la bibliothèque, mais se rattrapa juste à temps, car il allait tomber dans le vide : l’escalier sur lequel il allait marcher partit d’un autre côté, et Jules se vit attendre encore un petit moment avant de pouvoir descendre d’étage. Quel enfer, ces escaliers ! Jules avait perdu énormément de temps depuis qu’il s’était levé ; trois bons quats d’heure s’étaient écoulés sans qu’il les voit, avec son chat, son devoir, ses plumes, les couloirs à parcourir et tout ce qui prenait du temps. Il ne restait pas autant de temps que Jules espérait pour finir son devoir : si un nouvel événement se produisait par surprise, son devoir tombait à l’eau, et devrait annoncer qu’il ne l’avait pas fini. Quel sérieux pour un Serdaigle ! Il se promit de ne plus jamais s’y prendre au dernier moment pour remplir un devoir. Personne à par lui attendrait aussi longtemps pour finir un tel exercice, sauf peut-être celui qui courait là-bas. Jules voyait au loin une silhouette qui avait l’air pressée, et qui ressortait de l’étage de la bibliothèque ; sans doute un retardataire, malgré l’heure matinale ! Il y avait tout de même un détail qui clochait : cette démarche, ce port légèrement courbé, Jules connaissait quelqu’un qui avait se tenait ainsi : mais qui ? Quelqu’un de son dortoir ? Impossible, ils étaient tous encore en train de dormir : une fille ? Non, aucune de celles qu’il connaissait ne se tenait ainsi. Mais qui était-ce ? Jules était de plus en plus intrigué, et décida de le suivre de loin pour que la silhouette ne le remarque pas. Elle était trop petite pour être celle d’un professeur, à moins que ce ne soit… En voulant vérifier, Jules se rendit compte qu’il avait perdu de vue celui qu’il avait aperçu. Comment allait-il faire ? Il regarda aux alentours, et en tournant la tête à gauche, il vit un éclair bleu-gris passé devant ses yeux : Killer venait de bondir, et se dirigeait à présent vers la tour Nord. Sans se poser la moindre question, Jules le suivit, il savait que son chat avait des talents, mais lesquels ? Peut-être celui de retrouver des proies, et de les repérer parce qu’il les sentait. S seulement il pourchassait lui aussi l’inconnu ! Ils déboulèrent tous deux dans la grande tour septentrionale, et en entrant dans la salle : Jules eut la plus grande des ces surprises ; avec le vent frais rentrant par la fenêtre ouverte, il ressentait une bouffée de chaleur intérieure due à la peur. Par cette fenêtre, assis vers l’extérieur, il apercevait…

    Jules: Travis !

    Jules laissa échapper ce nom sans s’en apercevoir ; Travis non plus ne l’avait pas entendu, car il ne bougea pas d’un poil. Ses cheveux flottant au vent lui donnaient un air majestueux, une envie de liberté ; si jamais il sautait, la chute pourrait lui être fatale. On aurait pu croire qu’il s’apprêtait un faire comme les hippogriffes ; une fois qu’ils ont grandi, ils essaient de sauter du nid, leur mère à leur côté, pour apprendre à voler. Mais Travis n’était pas du genre à expérimenter de nouveaux tests sans prévenir personne, et le fait qu’il saute pour se suicider ne lui ressemblait pas du tout. Quoiqu’en étudiant son caractère de ces derniers jours, il n’aurait pas étonnant qu’il en avait marre de tout et d’en finir avec la vie comme son feu frère. C’était horrifiant de perdre ces deux frères la même année ; Jules sortit sa baguette, ne sachant quel sort il allait lancé, tant qu’il pouvait faire revenir son frère en arrière. Vite, Jules chercha un sort qui l’attirait son frère dans la salle, et qui ne serait pas dangereux, car s’il se trompait, il pouvait pousser son frère vers l’extérieur. Il y pensa, cherchant aux plus profonds de ces connaissances, réfléchit à un sort ; il y pensa tellement fort qu’il en ferma les yeux. Non, il ne devait pas fermer les yeux, il perdrait son frère de vue ; lorsqu’il les rouvrit, il n’était plus là. Dans l’encadrement de la fenêtre il ne distingua que la cime des arbres verts, avec au loin le soleil se levant, laissant apparaître des reflets rouges et jaunes. Non ce n’était pas possible, il ne pouvait avoir sauter… Pas maintenant… La tristesse envahit Jules comme si elle venait du vent de la fenêtre, et baissa la tête par dépit. Travis ! Il était là, devant ses yeux, allongé par terre ! Il était tombé sur le dos, et n’avait pas sauté ! Il avait vraiment l’air préparé à un tel événement, il s’était coiffé, bien habillé, prêt pour un gala de charité ; mais il n’y aurait pas été accepté, il était effrayant avec ses dents proéminentes, pointues, et son visage crispé d’horreur, de souffrance, et de lutte intérieure. Il avait changé l’expression de son visage, qui le rendait singulièrement repoussant, mais il était toujours Travis. Ou plutôt il reprenait son apparence de Travis ; ses dents étaient rentrées dans sa bouche, et son visage commençait à montrer qu’il se détendait peu à peu.

    Jules : Travis ! C’est toi, Travis ? Tu vas bien ? Qu’est-ce qui s’est passé? Tu aurais pu me prévenir que tu allais faire quelque chose !

    Mais le frère n’eut pas le même enthousiasme que Jules. Il paraissait épuisé, torturé, achevé, et triste. Pourquoi tous ces sentiments, Jules n’en savait rien : il l’aida à se relever, et à s’asseoir sur une chaise. La respiration entrecoupée de Travis effrayait son frère, mais il garda son courage, et le laissa se reposer quelques temps : il lui donna un vers d’eau, accompagné de quelques biscuits que Killer trouva dans la salle : le chat dut miauler pour que Jules les apporte à son frère. La bête ronronnait, elle venait de sauver un homme, et se sentait fière d’elle. Elle fit un tour de la chaise de Travis, puis bondit pour s’enrouler sur les genoux de celui-ci. Jules le regarda faire tout ce manège, puis décida de donner un biscuit à Travis, et de lui parler.

    Jules : Pourquoi, Travis ? Je t’ai vu tout à l’heure, tu sortais de la salle commune, et plus tard tu ressortais de l’étage de la bibliothèque. Tu t’es précipité à cette étage, dans cette tour, la plus haute en plus, et tu as décidé de sauter de cette fenêtre. Pourquoi ? Tu sais je ne peux rien faire sans toi. Je vis encore ; si toi aussi tu t’en vas, pour imiter Tristan et le rejoindre, je ne survivrais pas. Tu comptes pour moi, plus que n’importe qui. Plus que pour Devan, qui t’aimait plus que tout : plus que Léo, pour qui tu es l’appui le plus fidèle ; plus que Maximilien, qui compte toujours sur toi quand il a besoin de toi. Je t’aime plus que n’importe qui, et je pourrais énumérer tous ceux qui comptent sur toi, tous ceux pour qui tu es indispensable à leur vie. Aucun de leur amour n’atteindra celui que j’ai pour toi. Tu ne t’es pas fait invisible aux yeux de tous, et à présent tout le monde t’apprécie. Chacun a son organisation cérébrale, et si tu partais, tu infligerais une énorme perte à tous ceux qui t’entourent. Je t’en prie, Travis, dis-moi pourquoi tu as voulu faire ça ? Pourquoi ?

    Si Jules arrivait à le provoquer assez, il lui confierait enfin ce qu’il voulait savoir : ce pourquoi Travis aurait voulu sauter, et ce qui s’est vraiment passé le soir de la mort de Tristan.


    EDIT Timmy: N'oublie pas de lister ton texte la prochaine fois! =P

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Travis A. Cohen
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MessageSujet: Re: You Fall Away From Your Past, But It’s Following You Jeu 25 Juin 2009 - 13:58

    « La vie est nulle, et ensuite on meurt.
    Tu parles ! Je n’aurai pas cette chance.
    »
    { Stephenie Meyer }
    Que devient-on lorsque l’on a plus de pouvoir sur son corps ? Que devient-on lorsque l’on a plus le pouvoir de choisir la mort ? Que devient-on lorsque l’on nous vole notre identité ? Voilà bien quelques questions que jamais personne n’aurait pensé se poser un jour. Pourtant, il faut savoir s’attendre à tout. Le bonheur peut être à porté de main, vous prendre par surprise. Le malheur lui, il vous épie, vous suit comme vôtre ombre. Une petite éclaircit et le voilà qui parait. Ainsi, la vie peut tourner à l’enfer, il suffit de ne pas avoir de chance. Travis fait parti de ceux là et à chaque instant il en paie les conséquences. Voilà pourquoi aujourd’hui il se posait de telles questions. Il avait perdu la faculté d’être maître de lui-même, comme s’il était devenu son reflet, simple image dénuée de volonté. Simple copie d’un autre, cet autre qui avait été lui, qui ne l’était plus. La seule chose à faire à présent, c’était briser le miroir, reprendre ce qui lui appartenait. Cependant, cela n’était pas une chose aisée. On ne laissait pas la possibilité au miroir de passer par la fenêtre. Sans doute ne l’aurait-on pas laissé couler au fond du lac, sans doute ne l’aurait-on pas laissé s’empoisonner.

    Douleur lancinante dans un dos meurtri. Travis n’u pas même le temps de se plaindre qu’il se trouvait assit sur une chaise, une assiette de gâteaux sur les genoux, un chat lui tournant autour. Il avait été long à retrouver ses esprits, long à comprendre ce qui se passait autour de lui. Pourquoi donc tant d’animation ? Lui qui avait été seul un instant plus tôt. A bout de souffle, perdu et désemparé, il jeta un bref coup d’œil autour de lui, abandonna. Sa tête tournait, il vacillait, on loin de la chute. Son corps endoloris se plaignait du mouvait traitement qu’il venait de subir, chuter sur des un sol de pierres. Il réalisa soudain qu’il grelottait. Pourtant, il n’avait pas froid, voir même un peu trop chaud. Soudain, sans prévenir, une voix s’adressa à lui, quoi qu’elle avait déjà parlé quelques instants plus tôt. Mais il fallait l’admettre, il n’avait rien comprit, alors qu’à présent, c’était différent.

    Jules –
    " Pourquoi, Travis ? Je t’ai vu tout à l’heure, tu sortais de la salle commune, et plus tard tu ressortais de l’étage de la bibliothèque. Tu t’es précipité à cet étage, dans cette tour, la plus haute en plus, et tu as décidé de sauter de cette fenêtre. Pourquoi ? Tu sais je ne peux rien faire sans toi. Je vis encore ; si toi aussi tu t’en vas, pour imiter Tristan et le rejoindre, je ne survivrais pas. Tu comptes pour moi, plus que n’importe qui. Plus que pour Devan, qui t’aimait plus que tout : plus que Léo, pour qui tu es l’appui le plus fidèle ; plus que Maximilien, qui compte toujours sur toi quand il a besoin de toi. Je t’aime plus que n’importe qui, et je pourrais énumérer tous ceux qui comptent sur toi, tous ceux pour qui tu es indispensable à leur vie. Aucun de leur amour n’atteindra celui que j’ai pour toi. Tu ne t’es pas fait invisible aux yeux de tous, et à présent tout le monde t’apprécie. Chacun a son organisation cérébrale, et si tu partais, tu infligerais une énorme perte à tous ceux qui t’entourent. Je t’en prie, Travis, dis-moi pourquoi tu as voulu faire ça ? Pourquoi ?"

    Comme c’était aimable de sa par de rappeler ce que Travis avait fait peu de temps plus tôt. Comme s’il ne savait pas pourquoi il était là, comme s’il avait pu oublier ! Il vivait encore… Oui ! Mais pour combien de temps encore ? Deux heures auraient suffit à ça, Travis se résignait à l’appeler Fenrir, pour se débarrasser de lui, ou plutôt le consommer. Imiter Tristan ? Absurdité ! Comment aurait-il pu se manger lui-même ? Mais comment lui en vouloir, il ne savait rien de tout cela lui. Ce n’était pas qu’il devenait agaçant, mais Travis commençait à perdre son calme, il sentait la colère monter en lui. C’était une mauvaise chose, il mettait son frère en danger. Mieux valait éviter de faire revenir l’autre truc. Il tenta de se calmer, de se maîtriser. Cependant que la longue tirade continuait, il sentait qu’il n’allait pouvoir résister. Et soudain, sans prévenir, il se redressa. L’assiette, présents quelques instants plus tôt sur ses genoux, traversa la petite pièce cylindrique, éclata sur le mur froid. Des miettes d’argile jonchèrent rapidement le sol, accompagné par quelques morceaux épars de biscuits. Cette agitation fut accompagnée de quelques mots brutaux et lourds de sens. Plein du rage nouvelle, d’une tristesse profonde et de peurs lugubres.

    Travis –
    "C’est moi ou vous !"

    La douleur revint, la tête lui tourna de nouveau. Travis n’en avait rien à faire. Il se sentait prêt à abattre ses poings sur son frère. Il aurait pu détruire un mur. Il perdait le contrôle, mais Fenrir ne venait pas, peut-être était-il à la limite, peut-être voyait-il tout ce qui se passait. Peut-être s’en amusait-il ! Ce salopard de voleur ! Il tremblait de nouveau. Peut-être q’une autre tentative était envisageable. Travis détourna son regarda, abandonnant son frère pour contempler l’ouverture béante qu’offrait la fenêtre. Inutile de tenter, l’autre l’en empêcherait. Et pire encore, Jules en ferait sans doute autant. Voilà comment, en se trouvant au mauvais endroit un soir, il était en train de détruire sa famille entière.


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MessageSujet: Re: You Fall Away From Your Past, But It’s Following You Mar 14 Juil 2009 - 17:24

    En face, un frère. Contempler son frère peut paraître absurde pour ceux qui ignorent les circonstances dans lesquelles se trouvaient Jules. Le frère, assis devant lui, avait un regard vitreux. Sa tête tombée regardait sans les voir les biscuits dans une assiette. Et Jules, lui, ne bougeait pas. Il attendait. Mais qu’attendait-il vraiment ? Une réponse ? Une réaction ? Une explication ? Un mot ? Un bégaiement ? Des larmes ? Une quelconque réaction, quelque chose qui devait sortir de la bouche de Travis. Ou plus généralement, de son corps. Toute réaction aurait été la bienvenue. Jules n’attendait que cela. C’était son but maintenant. Il ne pouvait pas laisser son seul frère encore vivant mourir sous ses yeux. Un choc, une catastrophe de plus dans la vie du petit Jules. Il avait beau s’appeler Cohen, être le frère de deux autres qu’on appréciait facilement, ressembler à Monsieur Tout-le-monde, il ne méritait pas un destin si tragique. Il ne se sentait pas au meilleur de sa forme, en ce début de journée. Il était triste. Pourquoi ? Parce que Travis avait faillit sauter de la fenêtre. Une autre fenêtre d’une demi-douzaine d’étages plus bas aurait été moins dangereuse que celle où se trouvaient les deux frères, et d’où l’un avait voulu sauter. Sauter pour se délivrer, sauter pour se libérer, sauter pour mourir. Jules ignorait la raison qui avait poussé Travis jusqu’à la fenêtre. C’en était moins une : si Jules n’était pas arrivé, le suicidaire aurait pu ne pas revoir tous ses proches.

    Les causes restent souvent floues, et Jules adorait éclaircir ce qui restait sombre. Ici Jules n’aimait pas résoudre le complexe problème de son frère, il ne voulait que le comprendre. Avoir la problématique était la première étape avant de la résoudre. C’est pourquoi il essaya de persuader son frère de parler, après un long monologue affectif. Il espérait l’avoir touché, jusqu’au fond de son cœur. Il était épuisé à avoir autant discouru. Ce n’était pas dans ses habitudes de parler pour persuader. Il avait évoqué l’amoureux, l’ami, et avait fini par lui, qui représentait la famille. A sa connaissance, aucune autre personne qui ne faisait pas partie de ces cadres ne se situait dans l’entourage de Travis. Il avait cité toutes les personnes qui comptaient pour lui, et chacune devait remémorer de bons souvenirs à Travis, qui dans son cœur devaient lui redonner l’envie de vivre, et dans sa tête un début d’un moral d’acier. Il en était loin, certes, mais le choix des mots se restreignait à chaque fois qu’il parlait. La parole est d’argent seulement lorsqu’on sait la manier, sinon, on se rabat sur le silence, qui lui est d’or. Jules s’exécuta. Il se tut. Et il regarda, de pied en cap son frère assis, silencieux. On aurait dit un mendiant à sa façon de se tenir, mais un vrai gentleman dans sa tenue ; bien coiffé, bien habillé. Propre, impeccable, présentable à un dîner. Il avait un peu de poussière dans le dos après être tombé du bord de la fenêtre ; Jules faillit épousseter son frère, mais de peur de le vexer ou d’effectuer un geste trop brusque, il s’abstint. Il attendit. Il regarda. Il chercha dans l’attitude passive de son frère un trouble de son comportement, une anomalie qui aurait pu exprimer ce qu’il ressentait. D’ailleurs, que pouvait-il penser ? Est-ce que le discours de Jules avait eu un effet ? Cherchait-il ce qu’il allait répondre ? Se ressassait-il les raisons qui l’avaient poussé au suicide ?

    Le peu de talent de Jules en chiromancie ne lui permettait pas de savoir ce que son frère pensait. Il pouvait avoir raison, tout comme il pouvait se tromper sur toute la ligne. Aucune de ses idées ne portait sur un nouvel être qui prenait possession du corps de Travis ; une idée aussi farfelue ne pouvait germer en quelques minutes dans la tête du benjamin. Il ne savait pas que Travis commençait à ne plus être Travis, et que son corps ne lui appartiendrait bientôt plus. Ce corps qui sans prévenir s’éveilla. Tout en haut, la tête se releva, d’un regard de braise stupéfiant Jules. Killer, toujours recroquevillé sur les genoux de celui qu’il avait sauvé, se releva brusquement et bondit vers Jules. Il atterrit en douceur sur le sol, et son maître se baissa pour qu’il vienne dans ses bras. Jules en s’abaissant avait une excuse pour ne plus supporter le regard insoutenable de son frère. Le chat fit quelques pas, majestueusement, mais avec une rapidité dont seuls les chats sont capables lorsqu’ils se sentent agressés. Une aura négative devait sortir du corps de Travis pour que le chat le fuie. En effet, un bruit de vaisselle cassée surprit Jules, accroupi pendant que son chat gagnait ses bras. Il l’entoura de ses membres, le protégea, baissa la tête ne sachant d’où venait ce bruit. Des centièmes de seconde séparèrent le bruit de la chute des morceaux de porcelaine et de biscuits sur Jules. Il avait compris ; il avait été la cible de l’assiette, lancée dans un petit fracas contre le mur. Un morceau extrêmement pointu vint se planter dans l’arrière du cou dénudé de Jules, qu’il retira d’une pichenette. Son cou le picotait, mais cette douleur s’arrêta lorsqu’il releva la tête pour observer son frère. Il paraissait en colère, à présent levé. Jules arrivait à la hauteur de ses genoux, son chat dans les bras. Mais que se passait-il ?

    De son regard de braise, Travis observait son frère, agenouillait. Il paraissait grand, méchant, prêt à attaquer. Il s’exclama d’une voix rauque.
    Travis : "C’est moi ou vous !"

    Un cri de désespoir ? Une menace ? Quelle qu’elle soit, cette parole effrayait le petit frère, blotti avec son chat. Celui-ci (que Jules avait déjà suspecté de dons magiques) sauta des bras de son maître pour se placer entre les deux frères, hérissa son poil, en crachotant des miaulements de menace. Il voulait protéger le gentil Serdaigle. Hélas, Jules se doutait que ses brèves actions n’auraient aucune influence sur le violent Travis. Ce n’était pas son genre de lancer des assiettes en prenant son frère pour cible, et encore moins de le vouvoyer. Alors, à qui s’adressait-il ? Qui pouvait donc bien l’interpeler pour qu’il le vouvoie ? C’était un mystère, et Jules prit la défense sans se relever de son chat en l’arrachant de l’endroit dans lequel il avait planté ses griffes.

    Jules : « Travis ! Qu’est-ce qui se passe ? »

    De la position agenouillée, Jules se releva, son chat dans les bras. Il ne comprenait pas pourquoi l’autre Serdaigle agissait ainsi. Une attitude atypique de sa part relevait un mal être profond, un bourbier dans lequel Jules ne pouvait l’aider à se sortir. Seul son frère, qui restait impassible aux paroles douces, pouvait se débarrasser de son problème. Jules n’aurait peut-être jamais la cause de ce changement rapide d’humeur, et il s’en doutait. Il préféra utiliser la magie à présent plutôt que des paroles ; et tout en gardant un bras ferme pour maintenir son chat contre son torse, un regard droit sur son frère, il glissa doucement sa main sous sa chemise, et attrapa sa baguette. A la prochaine attaque, il n’hésitera à utiliser un sortilège de protection. Sa vue et son ouïe étaient aux aguets d’un geste ou d’un bruit furtifs, et sa main prête à sortir de la chemise. Les combats en duel n’étaient pas son fort, surtout que cette fois, Jules ne voulait aucunement utiliser un sortilège d’attaque. Il avait trop de respect pour son frère. Une dernière fois essaya-t-il d’établir un contact en parlant.
    Jules : « si tu as un problème Travis, tu sais que tu peux m’en parler ! Tu le sais ! »

    Aucun but précis à part déclencher une autre réaction. Tout à l’heure, il avait aussi souhaité avoir une réaction. Il a obtenu une réaction qui différait énormément de celle qu’il attendait. Cette fois-ci, il était préparé à une attaque, et Killer ne sera pas toujours là pour le sauver. Sa baguette était prête, son cerveau, ses mains aussi. Il retenta de nouer un lien :

    Jules : « Tu sais que tu peux me le dire, je serais toujours là pour toi ! Surtout pour t’aider ! »

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